Le Corps accordé : avant-propos

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▶ Site de référence et extrait de l’ouvrage : http://lecorpsaccorde.com

C’est en décembre 1971, à Gstaad, que j’ai rencontré Itsuo Tsuda[1] et le seitai[2].

J’avais dix-neuf ans et mon conjoint Bernard, vingt-deux. Madeleine Tartière accueillait un stage de macrobiotique, dans ce magnifique village du canton de Berne en Suisse, pour le passage au Nouvel An. Comment expliquer la présence du seitai dans ce cadre ?

Tsuda avait dès le premier jour annoncé qu’il ne connaissait rien à la cuisine macrobiotique ! Il était seulement venu, sur invitation de son amie, faire découvrir le seitai aux stagiaires qui le souhaitaient. Peut-être étions-nous tous prêts : notre séjour vira « en un tournemain » en pratique du mouvement régénérateur.

Tsuda venait d’être chargé par Haruchika Noguchi de faire connaître hors du Japon le seitai (coordination physique) en général et le katsugen undō (mouvement régénérateur) en particulier. Il avait choisi la France, dont il parlait couramment la langue. Il adorait ce pays où il avait étudié dans sa jeunesse la sociologie avec Marcel Mauss et la sinologie avec Marcel Granet. Son esprit d’indépendance lui faisait apprécier, je pense, cette gageure de transmettre fidèlement une pratique, un savoir et des questionnements dans une autre culture que la sienne. Pendant la semaine de notre séjour, il fut ainsi question de seitai, uniquement de seitai et, depuis, cette « question » reste vivace en moi.

Nous avons envisagé un temps d’aller vivre à Tokyo pour suivre l’enseignement de Maître Noguchi. Devant nos essais et projets, Itsuo Tsuda restait impassible, laissant chacun cheminer à sa façon.

Nous habitions Bourges quand nous avons démarré avec quelques amis une pratique hebdomadaire du mouvement régénérateur. Nous montions de temps en temps à Paris, au dōjō rue des Épinettes, puis plus tard rue des Petites écuries.

Participation aux stages, rencontres et correspondance nous ont aidé à voir clair dans nos motivations pour former un groupe. Nous sommes les « Louise », « Robert » et « Paul » des lettres adressées à Itsuo Tsuda en 1979 et qu’il a publiées dans « Le Triangle instable » (1980, p. 75-82).

Notre enthousiasme et notre jeunesse eurent besoin de remises en question assez fréquentes pour que notre compréhension du mouvement régénérateur ne soit pas influencée par des approches à première vue similaires alors qu’elles s’en démarquent sur bien des points. La bio-énergie de Reich, le yoga tantrique, le « cri primal », le rebirth… ont tous en commun de solliciter les mouvements involontaires et l’inconscient, mais pas de la même façon qu’en seitai, ni pour les mêmes raisons. Situer, concevoir et respecter les différences entre ces approches a été pour nous une préoccupation majeure. En 1980, Tsuda vint à Vasselay près de Bourges animer un stage de trois jours dans notre petit groupe. Notre détermination à explorer le mouvement régénérateur s’en trouva renforcée.

Je devins rebouteux à cette même époque. Si quelque chose n’allait pas dans ma famille maternelle au Puy-en-Velay, nous allions voir Étienne Chambonnet. Quand il ouvrait sa porte pour nous accueillir, ses mains savaient déjà où étaient l’entorse, le nerf démis, la vertèbre douloureuse, ou s’il s’agissait de migraine… Puis, tout en causant de choses et d’autres, le temps de s’asseoir, le reboutage avait fait son œuvre, et nous nous disions au revoir après avoir laissé quelques « sous ». Il n’y avait ni rituel ni prière, mais parfois une pommade au suif avec des simples (herbes médicinales).

Ses mains d’agriculteur, à la paume épaisse et aux doigts effilés, étaient de l’eau douce. Aucune douleur pendant le reboutage, et ceci pour la plupart des « déplacements » corporels. Nous repartions comme nous étions venus, avec l’impression que rien n’avait changé. Puis le soir, la douleur s’activait, parfois une poussée de fièvre ou une diarrhée, et le lendemain ou le surlendemain, le plus gros était passé. Il ne faisait jamais craquer les vertèbres.

À ma question : comment savez-vous quel geste faire et comment le faire, sa réponse fut simple : « Les mains le sentent ! » Cette phrase est restée gravée en moi, je peux dire qu’elle a conditionné tout mon apprentissage.

Chambonnet n’ayant pas de petits-enfants, je fus choisie par lui pour « recevoir le don ». Je développerai de façon critique cette notion du don, ses facettes et ce qu’il implique ou pas.

Bien que ma recherche ait été nourrie par une pratique assidue du seitai, sa mise en perspective avec le reboutage a été décisive pour moi. Dans cet ouvrage, je développe au fil du texte certaines proximités ou différences entre les deux approches telles qu’elles m’ont été transmises, et qui ont convergé dans ma pratique : le yukidō. Un autre livre me sera nécessaire pour parler des rebouteux, de la variabilité de leur pratique et du regard qu’ils portent sur elle, ou encore de la connaissance qu’ils ont de son histoire, de l’époque médiévale à nos jours.

Dans ma vie, j’ai vu quelquefois des rebouteux et des magnétiseurs, plus rarement des médecins. Institutrice de son métier, Michèle Dérieu, ma mère, prenait soin de moi et ne consultait que pour avoir un diagnostic. Elle échangeait régulièrement des informations avec son amie et collègue Marcelle Lavieille, de Parigny près de Roanne, autodidacte dans l’art du soin à la maison, chez qui famille, amis et voisins trouvaient havre de paix et conseils judicieux.

Ma mère utilisait l’argile, le chlorure de magnésium, les sels biochimiques[3], et surtout ses mains qui apaisaient à peu près n’importe quelle douleur. Sa compréhension de la santé s’est formée, me disait-elle, avec la lecture assidue de ce petit ouvrage : « Comment guérir avec les sels biochimiques » (Lernout 1961). Il a été pour elle une source d’inspiration. À force de le consulter, elle en comprenait la trame intelligente basée sur les échanges des cellules avec leur milieu, ainsi que le lien qui pouvait se tisser entre le « terrain » et les plus petits signaux donnés par le corps. Cette attention aux sensations les plus subtiles comme aux symptômes les plus graves donnait à ses yeux, me semble-t-il, une cohérence délicate au vivant.

Les observations de Louis-Claude Vincent (1906-1988) confirmaient selon ma mère l’importance de l’équilibre du terrain biologique. Elles suggéraient que l’eau et le type de nourriture que l’on consomme ont une incidence directe sur les ressources de l’organisme.

Dans les notions de terrain exposées par Lernout comme par Vincent, la molécule d’eau joue un rôle primordial. On la retrouve aujourd’hui au cœur des échanges intra et extracellulaires dans les travaux de Denis le Bihan, l’inventeur de l’IRM de diffusion (2012, p. 155-172).

Le fait que ma mère ait rencontré le Professeur Henri Baruk (1887-1999) a beaucoup compté dans son approche de la santé comme un tout. Ce psychiatre célèbre pour ses prises de position contre les électrochocs, la lobotomie, les abus de prescription de psychotropes, mais aussi la psychanalyse freudienne, faisait un lien entre les troubles mentaux et la condition physique de ses patients, à travers la physiopathologie et la psychiatrie biologique.

Je peux dire que ma mère m’a montré un premier exemple de ce que je conçois aujourd’hui comme l’élaboration d’un savoir domestique, et pas seulement pour le soin de soi. Lorsque je lis « l’Éthique » de Spinoza et « Ainsi parlait Zarathoustra » de Nietzsche – qu’elle me recommandait de lire à quinze ans ! – je découvre des aspects qu’elle a intégrés dans les actes d’un quotidien domestique enrichi de musique et de peinture, à l’origine de mes recherches concernant la santé et la danse.

André Pouzalgue, mon père, avait mis au point une série d’exercices respiratoires pour régénérer les poumons et développer la cage thoracique, persuadé que la santé demandait d’abord une bonne assimilation de l’air. De fait, il a joui d’une forme excellente toute son existence malgré les épreuves subies. Les circonstances de la vie n’ont pas permis que nous partagions un quotidien. L’engagement de ma demi-sœur aînée Jeannine auprès de la Croix-Rouge monégasque, celui à contrecœur de Pierre comme soldat en Indochine, et surtout la maladie de Denise, la cadette, dont la majeure partie de la vie s’est déroulée en hôpital psychiatrique, tous ces événements ont été déterminants dans mon rapport à l’autonomie, la médecine et la recherche.

Je pratiquais la danse intensément. Bernard menait avec des collègues des travaux scientifiques sur la musique. Nous nous sommes envolés vers l’Inde pour deux séjours (de 1980 à 1985 et 1994 à 1998). Nous avons pu nous abreuver aux sources de la créativité artistique, avec Pandit Birju Maharaj pour la danse kathak et de nombreux maîtres de musique qui, ancrés dans leur tradition, avaient à cœur de la faire évoluer. Les cours de Jean Naudou, professeur de langues et civilisation indienne à la faculté d’Aix-en-Provence, ont été un révélateur pour moi. Les références à Abhinavagupta et au shivaïsme cachemirien sont fondamentales pour une articulation de la théorie avec la pratique artistique en Inde.

Pendant mon apprentissage de danse en Inde, j’ai eu tout le loisir d’observer la relation maître-disciple : ce qu’elle apporte de confiance en soi, mais aussi de sentiment d’appartenance où la dévotion et l’abnégation restent des conditions premières. Cinq disciples de Birju Maharaj s’étaient distingués pendant deux décennies. Ils faisaient de nous, les autres apprentis « kathakas », de simples élèves. Ceci me rendait une part de liberté, avec la possibilité d’exercer mon esprit critique, sans lequel je n’aurais pu envisager de m’immerger dans cet enseignement pendant plus de treize ans.

De son côté, Tsuda refusait le titre de « maître » et considérait l’apprentissage du seitai comme une lente maturation intérieure où l’enseignant devait intervenir le moins possible : chacun était renvoyé à son propre mode de fonctionnement.

Nous avons appris le décès d’Itsuo Tsuda en 1984 alors que nous étions à New Delhi. Mme Tsuda, elle aussi expert seitai, a pris la relève, ainsi que certains élèves. Aujourd’hui, le seitai – tel que Tsuda l’abordait – est transmis à travers la pratique du mouvement régénérateur dans des dizaines de dōjō établis ou des groupes informels en France et en Europe.

Faire pratiquer le mouvement régénérateur n’était pas envisageable en Inde. Cela n’intéressait clairement personne parmi nos amis proches, et nous n’avons pas insisté. Bernard et moi pratiquions individuellement ou à deux, au fur et à mesure de nos besoins.

Lors de notre second séjour en Inde (1994-1998), j’ai commencé à développer ce que j’appelle le seitai domestique, sujet de cet ouvrage. Ma santé défaillante à cette époque m’a conduite à entreprendre une recherche empirique sur le soin de soi.

C’est lorsque mes mains se sont sensibilisées au point de pouvoir me soigner que j’ai pu accompagner autrui. Je développerai tout au long de cet ouvrage mon cheminement vers les notions d’autonomie, d’auto-apprentissage et de transmission. Elles sont au centre de ma pratique.

De retour en France, la nécessité s’est faite sentir de partager par écrit les axes de ma recherche. Cela m’a permis de mettre en forme les grandes lignes, avancées et questionnements de ce que j’appelle l’involontaire (en regard avec l’inconscient) et son accompagnement.

À une époque où le « corps augmenté » est en passe de devenir la norme de notre espèce, une réhabilitation de l’involontaire signe le retour de l’humain face aux rêves transhumanistes et post-humanistes qui essaient de le régimenter.

J’ai créé et animé la liste internet « Santé autonome », un espace d’échanges, de témoignages et de réflexion critique, entre 2002 et 2007. Conjointement à ce travail d’écriture, les ateliers d’auto-apprentissage coopératif pour le seitai domestique, la danse forum et la danse recherche se sont mis en place à Venelles, Lambesc puis Aix-en-Provence (www.leti.lt). Chacun à la manière d’un minuscule laboratoire informel mais régulier, où l’on réfléchit à l’adéquation entre le sujet et la façon de l’aborder.

J’ai été peu à peu amenée à situer ce que j’élabore par rapport au seitai et aux arts du soin contemporains. Les retours critiques de quelques amis chers, pratiquants ou sympathisants du seitai, praticiens de santé ou artistes, m’ont aidée à préciser et articuler ma pensée.

Je dois ainsi beaucoup à Deshratn Asthana, ami et chercheur en médecine. Nos discussions passionnantes ont enrichi ma réflexion sur les équilibres internes au corps et la santé en général.

Mallory Fromm (1998 ; 2003) a pallié mon ignorance de la langue japonaise en m’apportant son aide précieuse et inconditionnelle. Son aptitude intellectuelle alliée à un long apprentissage du Noguchi seitai au Japon, sa connaissance de la langue japonaise moderne et classique, et son désir de partage m’ont permis d’approcher l’histoire du seitai et la biographie de Haruchika Noguchi sous un angle nouveau (voir « Sources et confluences du seitai »). Je voudrais aussi remercier Agathe Chenaux-Répond, amie intime d’Akiko Noguchi, qui m’a consacré assez de temps, en octobre 2014, pour confirmer en quoi l’épouse de Noguchi, son caractère affirmé et son dévouement à la Seitai Kyōkai (Association Seitai) ont été importants pour l’histoire de cette discipline.

Questionner l’image lisse et officielle du seitai n’a pas été sans mal, tant les informations publiées sont succinctes, même pour un anglophone. Mais le jeu en valait la chandelle : le seitai y a trouvé des racines, et avec elles, un nouveau potentiel de développement. Le contexte foisonnant de l’époque, allié au génie de Noguchi pour rassembler et synthétiser, font de la « création » de cette technique une avancée significative. Le seitai y gagne en crédibilité.

Ma recherche interroge les ressources propres à l’organisme sous l’angle de la perception et la compréhension des sensations internes qui œuvrent à notre santé. Elle envisage la notion d’accompagnement autonome, par soi ou par un tiers, avec les contradictions apparentes dues à la juxtaposition des deux termes.

De manière globale, elle décrit ce que je peux concevoir comme une approche raisonnée de la santé et du soin de soi, à partir de l’observation des mécanismes spontanés de régénération-préservation et de leurs limites.

Une pratique de soin domestique (fait à la maison) ne peut s’envisager sans faire émerger une pensée domestique, et par là même, un questionnement anthropologique. Marcel Mauss et Claude Lévi-Strauss, plus récemment Tobie Nathan ont défini les contours et relations entre une pensée sauvage (réhabilitée) et une pensée savante (relativisée). C’est dans l’espace reliant ces deux pensées que je situe, comme en creux, la possibilité d’une pensée domestique concernant l’art du soin.

J’ai commencé à proprement parler la rédaction de cet ouvrage il y a sept ans. C’est alors que la complexité de la formulation d’une telle pratique m’est apparue. La seule exigence de me relire en sachant que chaque mot, une fois imprimé, l’est pour toujours, vient buter contre ma pensée et mes hypothèses, tâtonnements ou remises en cause… Ceci en dialogue constant avec la discipline de référence établie et bien vivante qu’est le seitai. Cette entreprise a été pour moi un apprentissage redoutable et passionnant de l’écriture. Je voudrais à cet égard remercier Yvonne Beaud, metteur en scène et amie de toujours, qui m’a appris à synchroniser l’œil, l’oreille et les cordes vocales pour réussir à coucher sur le papier ce que mon cerveau élaborait dans le vide.

L’accompagnement est affaire de mouvement. Je le conçois relié à la danse et à l’art. Dans nos ateliers, danse et seitai se sont beaucoup apporté mutuellement : les va-et-vient entre ces différents champs de réflexion m’ont nourrie, faisant émerger aujourd’hui ce titre du « Corps accordé ». En marge, et comme en écho, je reproduis quelques extraits[4] provenant de notre recherche en danse et danse forum. Ces écrits que je reproduis ici sont faits des mots de chacun des participants, mots papillons que j’ai pris dans mon filet pendant nos ateliers. Nous y questionnons le rapport du danseur à ses sensations, la nécessité du geste comme guide, son intuition et sa spontanéité, l’entre-deux…

Il était temps que cet espace expérimental ouvre ses portes et fenêtres sur « l’extérieur » pour s’y frotter et faciliter un ensemencement réciproque. Ce livre s’adresse à tous : médecins, patients, praticiens du seitai, rebouteux, thérapeutes, parents, philosophes ou simples explorateurs de sentiers inconnus, sans oublier les danseurs.

La première partie de cet ouvrage est consacrée aux outils et concepts qui ont nourri ma recherche, la seconde à la mise en pratique du yukidō. Je pourrais décrire ainsi les douze chapitres :

Le premier c’est la marmite
Deux ingrédients à mettre dedans
Trois condiments et quelques piments.
Les quatre autres sont pour goûter
Les deux derniers pour déguster…

En troisième partie, le lecteur intéressé par l’histoire trouvera dans « Sources et confluences du seitai » les éléments fondateurs et peu connus d’une pratique qui probablement remonte à plusieurs siècles, en provenance de la Chine.

Bien que la construction soit linéaire, il est possible d’en aborder la lecture à partir de n’importe quel chapitre, voire de sauter des passages ou des chapitres entiers, en s’aidant du glossaire. Le lecteur est bienvenu pour apporter son point de vue ou poser des questions sur un blog créé à cet effet : www.yukido.fr

Il me reste à remercier tous les amis qui ont participé, par leur dialogue avec moi, à faire de cet ouvrage ce qu’il est : un point de départ. Le point étant, comme le dirait l’un d’entre eux qui se reconnaîtra, à la fois la somme de toutes les directions possibles et le lieu inaccessible par excellence, que personne n’a jamais réussi à « saisir »…


[1] Tout au long de cet ouvrage, les termes japonais sont transcrits en notation romanisée Hepburn modifiée. Les prénoms précèdent les noms de famille.
Voir : fr.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Transcription_du_japonais

[2] Les expressions en italiques renvoient au glossaire en fin de volume.

[3] Les sels biochimiques sont les douze remèdes tissulaires de Schüssler pour un traitement du « terrain ». Ces sels minéraux assurent les échanges de la cellule avec son milieu et visent à maintenir l’équilibre hydro-électrique de l’organisme, entre les deux secteurs, extra et intracellulaires (Lernout 1961).

[4] Textes extraits de wiki.leti.lt/DanseForum/ComptesRendusAteliers et wiki.leti.lt/DanseRecherche/ComptesRendusAteliers

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